Agrionemys horsfieldii (Tortue des steppes)

 

Agrionemys horsfieldii

Agrionemys horsfieldii

I. Fiche technique de maintenance:

Classification:

Sous embranchement: Vertébrés

Classe: Repties

Ordre: Chéloniens

Famille: Testudinea

Genre: Agrionemys

Espèce: Horsfieldii

Nom scientifique: Agrionemys Hosfieldii

Nom vernaculaire: Tortue des Steppes ou Tortue russe

 

Biologie:

Taille adulte: mâle 16cm, femelle 22 à 28cm

Identification du sexe: queue plus longue et large et plastron plus concave chez les mâles

Longévité: 60 à 80 ans

Régime alimentaire: herbivore

 

Conditions de maintenance:

Région d'origine: Asie centrale (Kazakhstan, Turkménistan, Ouzbékistan, Pakistan, Afghanistan, Kirghistan, Iran et ouest de la Chine)

Climat: désertique et sub-désertique, aride et chaud en été, très froid en hiver.

Températures de jour: 24°C à 32°C

Températures de nuit: 15°C à 22°C

Durée d'éclairage: 10 à 14 heures en fonction des saisons

Hygrométrie: en dessous de 60%

Type de lumière: Lumière du jour

Besoins en UVb: très importants

Type de terrarium: terrarium  terrestre et enclos extérieur

Dimensions du terrarium: Largeur = 8 X longueur tortue, profondeur = 4 X longueur tortue

Substrat: mélange de terre, argile, gros sable, cailloux,... substrat restant bien sec!

Eléments de décoration importants: caverne, bol à eau peu profond, substrat épais.

Hydratation: bol à eau peu profond

Rythme des repas: journalier

Quantités repas: à volonté

Compléments alimentaires: minéraux, surtout calcium + vitamines

Statut légal CITES et Convention Européenne : II b

 

Reproduction:

Maturité sexuelle: 6-7 ans pour les mâles, 10-12 ans pour les femelles

Mode de reproduction: ovipare à fécondation interne

Cycle de reproduction: après hibernation,  2 à 4 pontes à une vingtaine de jours d'intervalle

Durée de gestation: 5 à 6 semaines

Durée d'incubation: 60 à 128 jours

Température d'incubation: 28- 32°C pour majorité de mâles et 32.5- 34°C pour majorité de femelles.

Hygrométrie d'incubation: 60%

Nombre d'œufs/nouveau né: 3 à 9 œufs (en moyenne 4) par ponte

Taille nouveau né: 30-35mm pour +/- 10 à 18gr

II. Description:

Les tortues (Testudinae) forment un ordre de reptiles dont la caractéristique est d'avoir une carapace. Il existe une grande variété d'espèces possédant des caractéristiques diverses, mais toutes se distinguent des autres reptiles par cette carapace qui est constituée d'un plastron au niveau du ventre et d'une dossière sur le dessus reliés par deux ponts sur les côtés du corps. On les sépare traditionnellement en trois groupes : les tortues terrestres, les tortues aquatiques (ou tortues dulçaquicoles) et les tortues marines.

Agrionemys horsfieldii est la seule qui creuse des terriers, c’est pour cela qu’elle montre une morphologie adaptée à une vie fouisseuse. Cette tortue possède une carapace bosselée, massive, de forme plutôt ovale avec une dossière (ou plastron) assez plate et des membres antérieurs puissants doués d’une grande mobilité aux coudes, utilisés pour creuser des terriers (parfois jusqu’à 1 mètre de profondeur).  La dossière est de coloration qui diffère du jaune, à l’ocre et à l’olivâtre selon la sous-espèce, les écailles sont tachées au centre de noir. Les écailles du plastron sont noires et bordés de clair. La tête est forte, avec un museau bien carré et un bec développé. La couleur des pattes et de la tête est la même que celle de la carapace : brun verdâtre.

A l'âge adulte, elle atteint en moyenne 22 à 28 cm pour un poids pouvant atteindre 1,3 kg. Les mâles sont souvent plus petits, environs 16cm et leur queue plus longue et plus épaisse, l'ouverture du cloaque étant placée plus loin de la base de la queue. Il est difficile de les sexer avant 5-6 ans ou une taille de 10 cm de plastron.

Agrionemys horsfieldiiAgrionemys horsfieldii

queue d'un mâle                                                                                queue d'une femelle

 
Ses populations étaient très nombreuses dans leurs pays d'origine mais elles ont été victimes de nombreuses actions ayant entraîné une diminution inquiétante : ramassage pour la vente et l'exportation vers l'Occident, extension de l'agriculture et donc diminution de son habitat, destruction car considérée comme nuisible pour les cultures privées, consommation alimentaire en Chine et en Russie. Certains pays comme l'Ouzbékistan se sont engagés à la protéger et à ne vendre que les animaux nés dans des fermes d'élevage, mais de trop nombreux prélèvements illégaux subsistent.
Aujourd'hui, elle est classée comme "vulnérable", dans l"annexe II de la CITES et B en Europe.

III. Répartition et biotope naturel:

L'Agrionemys horsfieldii est présente dans une grande partie de l’Asie centrale (5 000 000 km²), en partant de l’Iran, au bord de la mer Caspienne, jusqu’à l’ouest de la Chine (contreforts himalayens, en couvrant la Karakalpakie, l’Ouzbékistan, Le Kirghizstan, le Tadjikistan, le nord et l’est de l’Iran, le nord du Pakistan, le sud du Kazakhstan et l’extrême ouest de la Chine). C’est un animal qui vit dans les zones sèches et parfois désertiques, avec une alternance d’hivers très rudes et d’été très chauds (des attitudes comprises entre 200 et 2500 mètres).

Agrionemys horsfieldiiAgrionemys horsfieldii

Ces tortue se retrouvent dans des milieux désertique et sub-désertique avec des écarts climatiques très contrastés (étés très chauds et assez sec, hivers très froids) et un habitat qui varie du désert rocheux aux steppes des régions montagneuses et une altitude avoisinant parfois les 1660 mètres, voire davantage. Dans les zones arides elle est présente près des cours d’eau. Elles sont confrontées à des contraintes thermiques extrêmes (plus de 40° d’amplitude thermique quotidienne)Agrionemys horsfieldii comprend plusieurs sous espèces :
- Agrionemys horsfieldii kazachstanica : Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan. Espèce la plus vendue à l'exportation pour le commerce. Elle est de petite taille, 13cm et 700gr pour les mâles, 20cm maxi pour les femelles.  Les tortues sauvages sont plus petites que celles d'élevage. Sa forme est ronde, en "galet", avec un pont marqué. Mais les formes et les couleurs variant beaucoup selon les animaux.
- Agrionemys horsfieldii rustamovi : Sud-ouest du Turkménistan et Ouest du Kazakhstan. Découverte et décrite en 1990. Sa dossière est plus bombée, les flancs moins ronds, le pont réduit, les plaques moins larges et la couleur plus foncée. Son aspect est proche de celui des Testudo et Eurotestudo. Les os des pattes avant sont différents.
- Agrionemys horsfieldii baluchiorum : Baloutchistan = Nord-Ouest du Pakistan, Nord-est de l'Afghanistan, Sud-ouest du Turkménistan. Décrite dès le début du XX°s, elle a été proposée récemment comme taxon particulier. Sa carapace est de couleur gris-bleu, comme les pierres de son habitat (vallées et montagnes jusqu'à plus de 2000m.), de forme moins ronde, plus allongée. Sa dossière est moins bombée et plus plate sur le dessus. Les marginales sont plus hautes. Sur le plastron, demi-cercle entre les plaques abdominales et annales et bout corné de la queue plus longLes habitats des sous-espèces A.h.baluchiorum, A.h.kazakhstanica, A.h.horsfieldii sont les steppes sableuses ou argileuses, en bordure des déserts et les pâturages. L‘A.h.rustamovi vit en zones montagneuses.

La plupart des tortues commercialisées sont des Agrionemys horsfieldii qui proviennent du Kazakhstan, Turkmenistan ou Ouzbékistan

IV. Maintenance en captivité:

A. Terrarium / enclos

Ces tortues peuvent se maintenir en terrarium au début de leur vie mais vers 10 cm de plastron, vers 5- 8 ans, elles deviennent trop grandes pour se contenter de la petit surface au sol d'un terrarium classique. Un terrarium en verre, un bac en bois ou en plastique feront très bien l'affaire pendant quelques années. Les dimensions d'un bon terrarium devraient être:

Largeur = 8 X la longueur de l'animal  et profondeur = 4 X la longueur de l'animal

Une fois adulte, il est donc nécessaire de leur aménager un grand enclos ou une serre extérieure, environ 2 à 4 mètre carrés par animal. Cependant, même dès la naissance, avec les mêmes contraintes climatiques que pour les adultes, les bébés Horsfieldii peuvent être maintenus en extérieur dans un petit enclos ou dans un grand bac aménagé, toujours sécurisés par un grillage sur le dessus (certains oiseaux les prennent ou viennent les tuer pour s'en nourrir). Dans tous les cas, le principal ennemi de ces tortues est l'humidité qui provoque des rhinites (problème aux reins). Il est capital de maintenir un substrat sec dans le terrarium et un drainage particulièrement efficace pour les enclos extérieur. C'est ce paramètre qui est le plus difficile à obtenir sous nos latitudes pour la maintenance de ces animaux pourtant incroyablement résistant aux écarts de températures. Tout ou une partie de cet enclos extérieur peut être une serre. Ceci permet d'accumuler la chaleur des rayons du soleil. Le cas échéant, il faudra avoir recours à un chauffage par ampoule à l'intérieur de l’abri.

Agrionemys horsfieldii Agrionemys horsfieldii

Agrionemys horsfieldiiAgrionemys horsfieldii

B. Lumière et UVb

Les Agrionemys horsfieldii ont un besoin très important en UVb sous peine de voir leur carapace se déformer. Plutôt que d'être plutôt lisse, des écailles en forme de pyramide, des bosses bien visibles se présentent sur la carapace (Ostéodystrophie hypertrophiante). C'est l'effet "Toblerone".

Agrionemys horsfieldiiAgrionemys horsfieldii

                         Ostéodystrophie hypertrophiante chez Horsfieldii                                                           cher H. Hermanni

La période de croissance pour tout animal est une phase critique et délicate avec le développement simultanée des tissus musculaires et adipeux mais également des tissu osseux. Ce processus est particulièrement important chez les tortues dont la carapace, faite d’os et de kératine, doit pouvoir s’ossifier correctement et demande donc un apport de calcium important. Le processus d’ossification ne peut se faire que si il y a du calcium en abondance dans la nourriture et grâce à la présence de la vitamine D3 qui est synthétisée par l’organisme lors d’expositions aux UVb du soleil.

Le bon développement squelettique est très important et doit se dérouler de façon harmonieuse pour que la carapace soit bien bombée. Dans le cas échéant la carapace prend une forme ratatinée et bosselée, réduisant dangereusement l’espace à disposition des organes internes.

L'intensité de la lumière n'a pas de réelle importance, 10 à 14 heure/ jour conviennent.

En extérieur, il faudra choisir l'emplacement de l'enclos à l'endroit le plus exposé au soleil: plein sud.

Le moindre rayon de soleil doit être exploitable par ces tortues.

 

C. Température et hygrométrie

La température d'activité idéale des tortues, animaux à sang "froid", est comprise entre 25 et 33 °C. C'est dans cette gamme de température que les sens et les organes des tortues sont les plus efficaces. Dans le Bassin Méditerranéen, ces températures optimales ne sont pas toujours atteintes. La nuit, le soleil ne brille pas, les températures sont plus basses et l'air est plus humide. En dessous de 20°C et au-dessus de 35°C, les tortues doivent se protéger du froid ou de la chaleur. Ces animaux diurnes se cachent la nuit dans les buissons, les souches d'arbres, les fissures et les espaces entre les roches, ou encore dans des creux ou dans des terriers creusés par leurs soins.

Ces tortues ne supportent pas du tout l'humidité. Un terrarium de type aride semi-désertique est à aménager en évitant simplement d'utiliser des bol à eau trop grand pour limiter l'évaporation (placez-le du côté frais du terrarium). Il est indispensable de rester en dessous de 50-60% d'hygrométrie. Un point chaud à 28°C-30°C sera vivement apprécié. Une zone plus fraiche à 24°C-26°C est nécessaire. Ces valeurs peuvent être obtenues sous forme d'un gradient thermique, le terrarium n'étant chauffé que sur le 1/3 gauche ou droit de sa surface. La source de chaleur idéale est une ampoule lumineuse, lumière et chaleur allant de pair. Pour maintenir une température suffisante la nuit dans le 1/3 frais du terrarium, un tapis ou un câble chauffant placé sous le terrarium et couplé à un thermostat pour éviter de dépasser 24°C, sont de bonnes sources de chaleur.

En enclos extérieur ou en serre, même dans nos régions humide, l'Agrionemys horsfieldii peut vivre à l' année en extérieur grâce à quelques aménagements anti-humidité. L' enclos, ou parc, doit être en pente avec à son sommet un abris et une zone qui sera la zone sèche, où la tortue doit passer le plus clair de son temps. L' humidité stagnante étant la principale chose à éviter, la pente permettra à l' eau de s'écouler vers le bas et donc d'irriguer le garde-manger que constitue les herbes sauvages. Dans cette zone sèche, il sera utile et esthétique de faire une rocaille sur laquelle la tortue pourra se prélasser. Cette zone devra être désherbée, ceci dans le but de reconstituer au maximum l' habitat naturel de cette tortue et d'éviter à l'humidité de rester trop longtemps.

Un abris chauffé par le soleil (mini serre) ou artificiellement, doit permettre à cette tortue de trouver la chaleur quotidienne dont elle a besoin durant les quelques brèves périodes de l'année où elle est active. Le cas échéant, l'installation d'une ampoule chauffante couplée à un timer devra être placée à l'abris de la pluie, dans l'abris ou la serre.

D. Substrat

Tout type de substrat restant sec conviendra à Agrionemys horsfieldii. En terrarium, les matériaux valables sont multiples car c'est l'éleveur qui régule tous les apports d'eau. Les copeaux de bois ou encore les mélanges sable/terre ou sable/tourbe (particulièrement absorbant), sont de bons compromis à la fois esthétique, d'aspect naturel et bien sec. Pour rappeler l'environnement naturel de ces tortues, des petites pierres, des cailloux et du relief doit être créé.

En enclos extérieur, la terre naturelle du sol doit être travaillée pour devenir parfaitement drainante. Il faudra mélanger la terre du terrain à du sable et des petits cailloux, désherber une bonne partie du sol (les herbes maintiennent l'humidité au niveau de leurs pieds) et créer un relief accidenté pour inciter l'eau à ruisseler rapidement  plutôt qu'à rester sur place comme sur un sol plat.

Ces animaux étant fouisseurs, ils apprécieront de pouvoir creuser dans une couche généreuse de substrat. En terrarium, 15 à 30 cm d'épaisseur seront nécessaire alors qu'en extérieur il faudra surtout sécuriser l'enclos pour éviter que l'extrémité d'une galerie ne débouche de l'autre côté du grillage!

E. Aménagement / décoration

L'aménagement d'un terrarium pour biotope aride semi-désertique est assez simple: une coupelle d'eau de petite taille et peu profonde, un minimum de végétation largement clairsemé, des souches ou des branches mortes et des éléments minéraux comme des grosses pierres ou des roches. En plus d'une couche épaisse de substrat, ces tortues auront besoin d'un abris dans lequel elles passeront les longues périodes d'inactivité dans l'obscurité: caverne, écorce d'arbre retournée, structure de pierres empilées (mais collées les unes au autres pour éviter un éboulement),... seront volontiers utilisé.

En extérieur, les sommets du relief accidenté recréé artificiellement pourront être aménagés de grandes pierres plates qui accumuleront la chaleur du soleil et qui éviteront une repousse végétale. Un abris sous la forme d'un sceau découpé et retourné ou un caisson en matériaux imputrescible mis à l'envers et équipé d'une entrée permettrons à la tortue des steppes de trouver un endroit sombre et sécurisant pour trouver le repos. On peut placer des la paille dans ces abris, cela fera du fourrage mais aussi une litière agréable. Une coupelle de récupération des eaux d'arrosage que l'on place sous les pots des plantes domestiques pourra être utilisé pour créé le point d'eau. Il sera plus efficace de placer ce point d'eau dans la zone basse du relief, là où l'eau de pluie s'écoulant ira naturellement remplir la coupelle. Sous le climat Belge, une mini serre devra impérativement être utilisée faute d'atteindre la température minimale de jour de 24°C!

 

F. Nourriture

Les individus sauvages vivent dans un habitat caractérisé de longues périodes d’aridité et se nourrissent donc d’herbes sèches, ils complètent leur régime en mangeant des arthropodes ou escargots, ces derniers leur apportent du calcium. Occasionnellement ils ne dédaignent pas les excréments ou petites charognes. Ils se nourrissent de fleurs, baies, fruits, fourrage frais ou desséché, rameaux de buissons, parties charnues à la base des plantes. Ils ont la particularité en outre de pouvoir se nourrir d’espèces végétales hautement toxiques pour les mammifères herbivores tel que Ranunculaceae et les coquelicots. Cette alimentation spéciale permet à la tortue des steppes de limiter les nombreux parasites internes dues à son alimentation.

Les tortues possédant une carapace, celle-ci est formée d'une partie dermique osseuse et d'une partie épidermique kératinisée, les apports nutritifs en vitamine A et D3 ainsi que beaucoup de calcium sont nécessaires.  L'absorption intestinale du calcium est favorisée par la vitamine D3, or ça n'est que grâce à l'effet du rayonnement UVB sur la vitamine D que celle-ci sera transformée en vitamine D3 utilisable par la tortue pour récupérer le maximum de calcium.

L'alimentation de notre tortue doit être au moins deux fois plus riche en calcium qu'en phosphore, mais en plus il faudra qu'elle soit soumise à des rayonnements UVb, qu'ils soient naturels (soleil) ou artificiels (ampoules, néons,...), tout au long de la partie active de l'année.

L'Agrionemys horsfieldii est herbivore, son régime alimentaire doit se composer de végétaux, dont 10% de fruits. Voici une liste des aliments naturellement riches en calcium et en vitamine A : Pissenlit, Plantain, Trèfle, Foin de luzerne, Liseron, Laiteron, Liondent, Sédum,...
Pour les périodes où vous ne trouvez pas tout cela dans la nature, il est possible de remplacer par des aliments cultivés comme : Endive, Cresson, Persil, Salade chicorée frisée, Salade romaine, Épinard (en petites quantités seulement), Figue fraîche,...
Et enfin, juste pour le plaisir, voici quelques aliments que vous pouvez donner occasionnellement: Fleurs et feuilles d'hibiscus, Kiwi, Fraises, Framboises, Mûres, Myrtilles, Groseilles, Fleurs de rosier, Fleurs de ciste,...
Tous les aliments préconisés ci-dessus doivent être non traités et être soigneusement lavés avant d'être distribués à la tortue sauf bien entendu si votre tortue est en enclos et qu'elle se sert in natura!

 

G. Cohabitation

Les tortues terrestres sont solitaires, elles ne possèdent pas de comportement social développé. Ne cherchant pas réellement à se rassembler en petits groupes, les Agrionemys horsfieldii immatures sexuellement cohabitent cependant très bien ensemble tant que l'espace est suffisant. Vers 8 à 10 ans, les mâles devenant sexuellement actifs, la tolérance pour des rivaux potentiels n'est plus d'actualité. Il ne faudra pas maintenir plusieurs mâles adultes ensemble au risque d'assister à des poursuites, des bagarres, des morsures, des relations dominats/dominés,... Les femelles se tolèrent à tous âges et leur cohabitation sur un vaste territoire ne pose pas de problème. Un harem (un seul mâle pour plusieurs femelles) coulera des jours heureux surtout si le mâle à beaucoup de femelle à distraire. Le cas échéant, un couple ou un trio pourrait poser des problèmes au cas où le mâles solliciterait trop souvent les deux mêmes femelles durant la période d'accouplement.

Il faut toujours éviter de maintenir plusieurs espèces de tortues dans le même enclos/terrarium. Ces animaux se transmettent des maladies dont ils sont eux-mêmes porteurs sains mais pour lesquels l'autre espèce n'est pas résistante. De plus, les conditions de maintenance sont rarement les mêmes.

V. Anatomie:

A. Les sens

Les tortues se servent de leurs organes sensoriels pour rechercher leur nourriture, trouver des partenaires sexuels et s'orienter. Les tortues terrestres ont une bonne vue, et sont capables de distinguer les couleurs. Pour se nourrir, elles préfèrent le rouge, le vert et le jaune. Elle peuvent aussi repérer les prédateurs, les ombres ou les plantes nourricières à une dizaine de mètres et perçoivent très bien les mouvements.
Leur sens de l'odorat est également bien développé. Les particules odorantes sont perçues de loin par les narines. Il est probable que leur odorat leur fournisse de meilleures informations que la vue, car tous les objets intéressants - nourriture, sol, obstacles, congénères - sont flairés soigneusement. Les tortues peuvent percevoir les substances odorantes à de grandes distances, ce qui ne les empêche pas de flairer de près tout ce qui les entoure.
La perception de la chaleur (thermosensibilité) est bien développée. Incapable de réguler physiologiquement leur température corporelle, les tortues n'ont d'autre possibilité que de se déplacer pour maintenir leur corps entre 15 et 35°C, leur température d'activité. Par temps frais, elles s'exposent au soleil, s'installent sur des sols chauds ou se réfugient dans la  végétation épaisse, la litière du sol ou sous terre. S'il fait trop chaud, elles trouvent refuge à l'ombre, dans l'eau ou également sous terre. La température est perçue par des cellules spéciales, les thermorécepteurs. Répartis sur tout le corps, carapace comprise, ceux-ci sont particulièrement nombreux sur la tête et le nez ainsi que sous les pattes.
Le bon développement du goût est attesté par le fait, que souvent, un aliment déjà flairé n'est rejeté qu'après avoir été goûté par la langue.
En revanche, l'ouïe est moins bien développée. Les tortues possèdent des oreilles pourvues de tympans, mais leur perception est limitée aux basses fréquences. Mais les tortues sont très sensibles aux vibrations du sol. Le fait que, avant l'accouplement, beaucoup d'espèces émettent des sons, suggère que ceux-ci peuvent être perçus par le partenaire sexuel en l'occurrence.
Enfin le sens du toucher est limité par l'épaisseur de la peau et la présence d'écailles ; la sensibilité à la douleur est également moindre que celle des animaux à sang chaud. Toutefois il ne faut pas confondre une carapace de tortue avec un bouclier. Elle est irriguée par de nombreux vaisseaux sanguins, situés entre la carapace cornée et la carapace osseuse, et elle est plus sensible qu'on ne le croirait : par exemple, il suffit de caresser doucement la carapace avec le doigt pour réveiller la tortue.

 

B. Bouche et dentition:

La mâchoire n'a pas de dents, mais est couverte d'une surface cornée tranchante : les tortues sont donc munies d'un bec. Le cou des tortues est composé de sept vertèbres cervicales mobiles (et d'une huitième fusionnée à la carapace) et de dix vertèbres thoraciques

 

C. Pattes et queue

Chez cette espèce le bout de la queue se termine part une « griffe » cornée. Les tortues des steppes montrent une particularité par rapport aux autres tortues fouisseuses, elles ne disposent que de 4 doigts à chaque patte. Les ouvertures antérieures et postérieures de sa carapace sont vastes, lui permettant un important débattement des pattes

 

D. Organes internes et squelette:

L'organisation des organes des tortues correspond de manière générale à celle des vertébrés. Quelques différences sont néanmoins à souligner : elles n'ont pas d'oreilles externes (les oreilles internes sont situées derrière les yeux), pas de dents (remplacées par un bec) et ont un cloaque. Le cœur des tortues possède trois cavités (deux oreillettes et un ventricule), il est plutôt plat, large et sa pointe est arrondie. L'appareil respiratoire de la tortue est l'un des plus évolués parmi les reptiles : la tortue possède en effet une glotte, un larynx, un pharynx et une trachée (composée d'anneaux cartilagineux). Elle possède deux poumons avec de nombreux replis et situés sous la dossière, ce qui explique pourquoi une tortue sur le dos peut mourir d'étouffement. Chez les tortues, la respiration n'est pas assurée par un gonflement et une extension de la poitrine, car la carapace ne le permet pas. Au repos, les poumons sont remplis d'air, et l'expiration est due à une compression à laquelle participent aussi les pattes antérieures et la gorge. Le cœur, les artères et les veines sont conformés de telle manière que le sang est un mélange de sang oxygéné et de sang riche en dioxyde de carbone, ce qui rend la température corporelle d'autant plus dépendante de la température ambiante.

L'estomac est petit et relativement peu extensible, ce qui limite les quantités ingérables en un seul repas. Le pancréas est petit, l'intestin grêle relativement court, ce qui signifie que les tortues ne peuvent digérer de grandes quantités de protéines. C'est avant tout le colon ou gros intestin qui s'est adapté à la nourriture disponible dans les différents habitats.

Comme les autres reptiles, les tortues sont recouvertes d'écailles. Comme pour la plupart des autres reptiles, l'œil est protégé par trois paupières.

Chez les tortues terrestres, la peau des parties internes du corps s'est développée en vue de leur protection. Seules les parties du corps visibles lorsque l'animal est rentré dans sa carapace - tête, partie antérieure des pattes et queue - sont effectivement couvertes d'écailles cornées dures.

Lorsque ces parties sont étirées et dépassent largement de la carapace, on constate que les parties les plus internes - cou, base des pattes et racine de la queue - possèdent peu ou pas d'écailles et ont une peau relativement souple. Celle-ci accroît la mobilité de ces parties, qui ne sont pas exposées lorsque l'animal est rentré.

 

 Agrionemys horsfieldii Agrionemys horsfieldii

 

La carapace est constituée d'une partie supérieure généralement bombée, la dossière, et d'une partie inférieure plate, le plastron. Dossière et plastron sont soudés sur les côtés par une arête osseuse. La carapace osseuse est composée de plaques d'os dermiques, soudées entre elles par des sutures. Elle est recouverte d'une carapace cornée dont les écailles ne se superposent pas aux plaques osseuses et sont en nombre différent, comme on le voit facilement chez une tortue morte, une fois que les écailles se détachent des plaques osseuses.

Au centre de la dossière, les plaques vertébrales sont soudées à la colonne vertébrale, tandis que les plaques pleurales (latérales) sont soudées aux côtes. Seules les vertèbres cervicales et caudales sont libres. La ceinture scapulaire (épaules) est également soudée à la carapace, et sa position particulière est unique chez les vertébrés. Chez les tortues terrestres, la carapace est particulièrement massive et peut représenter deux tiers du poids total de l'animal. Elle sert à la fois de bouclier, à maintenir une partie de la chaleur interne de l'animal et à stocker le calcium.

 

Agrionemys horsfieldii

1. Crâne

9. Cinquième orteil

2. Vertèbres cervicales

10. Vertèbres thoraciques

3. Omoplate

11. Plastron

4. Humérus

12. Ilion

5. Cubitus

13. Vertèbres sacrales

6. Radius

14. Péroné

7. Premier orteil

15. Tibia

8. Troisième orteil

 

VI. Reproduction:

A. Parade et accouplement

Le climat alterné d'étés très chauds et d'hivers parfois rudes (avec de la neige) a développé son mode de vie particulier. Elle demeure très active à l'arrivée du printemps, puis elle estive (repos d'été) en juin et juillet car il faut trop chaud. Cette tortue réapparaît au début de l'automne, principalement après les pluies, quand le climat est encore suffisamment chaud et que le froid n'est pas encore vraiment présent. elle ira hiberner vers fin octobre en attendant à nouveau la bonne période du printemps pour se réveiller et se reproduire.

Agrionemys horsfieldii 

L'Horsfieldii réalise donc une large hibernation (3 à 5mois) et estivation (1 à 2 mois). Ceci explique aussi sa période d'activité n'est jamais supérieure à 100 jours annuels et que cette espèce supporte mal l'humidité. Des études ont démontré que dès que les tortues abandonnent leur hivernation en février-mars, elles entament immédiatement la période où les tortues sont les plus actives. pendant que la femelle va promptement se fournir en graisses pour supporter l'estivation et les pontes, le mâle se nourrit assez irrégulièrement et occupe une majorité de son temps à la reproduction.

A la saison de amours, qui peut être décalée de plusieurs mois selon le climat mais se situant aux alentours du printemps, les mâles recherchent activement des femelles. A cette époque, ils se déplacent beaucoup. Quand ils rencontrent une autre tortue, ils vérifient - d'abord visuellement, puis à l'odeur - à quelle espèce et à quel sexe celle-ci appartient.
S'il s'agit d'un mâle, notre tortue l'évite immédiatement ou l'affronte - cela varie d'une espèce à l'autre, mais aussi d'un individu à l'autre. Les rivaux se bousculent et se heurtent comme des cerfs, ou bien cherchent à intimider l'adversaire en le soulevant par le côté ou en le retournant sur le dos. Chez certaines espèces, les plaques gulaires du plastron des mâles sont dotées de prolongements destinés à faciliter ces manœuvres.
Pour attaquer l'adversaire par le côté, les deux rivaux tournent l'un autour de l'autre, cherchant la position qui leur permettra de prendre le dessus. Parfois, l'un d'eux monte sur l'autre, qui, à son tour, tente de retourner la situation à son avantage par des mouvements de corps.

Agrionemys horsfieldii         Agrionemys horsfieldii

                                        rencontre entre 2 mâles                                                                          rencontre d'un couple

 

Lorsqu'un mâle rencontre une femelle de son espèce, celle-ci prend la fuite ou rentre dans sa carapace. Les poignets et les chevilles des tortues n'étant pas mobiles, le mâle ne peut pas maintenir sa partenaire. Même lorsqu'il est en position, prêt à l'accouplement, il suffit que la femelle avance de quelques pas pour qu'il se retrouve par terre.
Souvent, on reconnaît que la femelle est prête pour s'accoupler au fait qu'elle reste sur place et relève la croupe en s'appuyant sur les pattes postérieures. Mais, la plupart du temps, le mâle doit l'amadouer. Pour cela il se tourne vers elle, rentre la tête et heurte sa carapace en prenant appui sur ses pattes arrière. Le mâle cogne ainsi la femelle plusieurs fois de suite, puis court vers l'avant afin de prendre contact tête contre tête et lui mordre les pattes antérieures.
Dans les petits enclos, les mâles harcèlent parfois les femelles avec tant d'obstination que celles-ci ne peuvent plus se dégager. Dans ce cas, il vaut mieux séparer temporairement les animaux.

 

B. Ponte et incubation / mise bas

La ponte se produit d'avril à juin à l'abri d'un arbuste, d'un rocher,... dans un nid/terrier creusé dans le sol et recouvert après la ponte. Il est recommandé de retirer les œufs et de les placer dans un incubateur dans un récipient contenant de la vermiculite ou du sable humide.  Le nombre d'œuf varie entre 2 et 9 la moyenne étant 3 ou 4. Les œufs mesurent 43 mm à 50mm de long et 30 à 34 mm de large avec un poids de 20 à 25g. L'hygrométrie sera maintenu à 60% seulement. La température avoisinera les 28 à 32 °C, l'éclosion se produit dans 60 à 128 jours.

C. Maintenance et élevage des jeunes

A la naissance la tortues mesure 32 à 35 mm et est quasi circulaire. Elle pèse 10 à 18g. Dans les premiers moments elles seront très actives. Avant d'atteindre leur maturité sexuel ces jeunes devront attendre 7 à 10 ans. Les nouveaux nés se maintiennent dans les mêmes conditions environnementales que les adultes mais il est plus facile pour les éleveurs de les maintenir en terrarium. Les végétaux sont à distribuer quotidiennement et les compléments minéraux/vitamines peuvent être ajouter 2 à 3 fois/semaine durant les 3 premières années.

 

 


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